Samstag 21. Oktober 2017

Enfants déracinés

Début septembre, le Fonds international de secours à l’enfance des Nations unies (UNICEF) a présenté le rapport « Déracinés ». Le message est bouleversant: près de 50 millions d’enfants et de jeunes dans le monde sont en errance, 28 millions d’entre eux tentant d’échapper à la terreur et à la violence.

Par rapport au nombre de réfugiés sur la planète fourni par les Nations unies, un réfugié ou déplacé sur deux dans le monde est un enfant. On note que la part des enfants et des jeunes est tout à fait disproportionné. L’ UNICEF constate : « Ces enfants peuvent être des réfugiés, des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays ou des migrants, mais les enfants sont avant tout des enfants. Peu importe d’où ils viennent ou qui ils sont, sans exception. »

 

L’ONU exhorte les gouvernements à mieux protéger les enfants réfugiés et migrants, en particulier les mineurs non accompagnés, en bute à la violence et à l’exploitation. Il leur demande de lutter avec détermination contre la traite des êtres humains et de mettre fin à leur détention.

 

Il convient de veiller à ce que les enfants ne soient pas séparés de leurs parents lors des contrôles aux frontières ou lors de la procédure de détermination de leur statut. Toutes les mesures possibles doivent être prises pour favoriser la réunification des enfants avec leur famille. Il faut par ailleurs lutter contre les causes des conflits et d’indigence. Il est également nécessaire de promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation.

 

Les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM),indiquent que 15 000 réfugiés et migrants ont perdu la vie ou ont été portés disparus entre 2014 et juillet 2016. Environ deux tiers de tous les décès de migrants enregistrés sont survenus en Méditerranée. Selon certaines estimations, un tiers des personnes qui ont trouvé la mort en mer Égée étaient des enfants.

 

Au regard de ces chiffres, il peut apparaître cynique que le débat sur les réfugiés dans nombre de pays de l’UE vise surtout à laisser le moins de personnes possible entrer en Europe. Lors de sa venue en Pologne à l’occasion de la Journée mondiale de la jeunesse fin juillet, le pape François a ainsi déclaré lors de sa rencontre avec dirigeants polonais qu’« il est indispensable d’être prêt à accueillir ceux qui fuient la guerre et la faim ».

 

Dans le passage de l’Évangile selon saint Matthieu sur le Jugement dernier, le critère décisif du Salut ou de la damnation n’est pas l’appartenance religieuse, mais la manière dont chacun se sera comporté face à la détresse de son prochain.

 

Note d’espoir : dans son discours du 14 septembre 2016 sur l’état de l’Union, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé de créer un corps européen de solidarité. Dans les situations de crise, les jeunes de toute l’Union pourraient, en tant que volontaires, « offrir leur aide là où elle sera le plus utile ». Opérationnel avant la fin de l’année, ce programme pourrait compter sur la participation de 100 000 jeunes volontaires d’ici 2020. Accorder la priorité à l’accueil et à la prise en charge des enfants réfugiés et migrants mineurs d‘âge serait un signe fort qu’il existe un « humanisme européen ».

 Martin Maier

JESC

 

Version originale de l’article : allemand

 

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