Wednesday 3. June 2020
#168 - février 2014

 

Elections européennes 2014 :  M. Mikolasik, qu'avez-vous accompli comme député européen ?

 

Dans la perspective des élections du 25 mai prochain au Parlement européen, Europeinfos réalise une série d'interviews pour apporter des éclaircissements sur le rôle et la mission des parlementaires européens.


Miroslav Mikolasik est slovaque et appartient au Groupe du PPE (Parti Populaire européen, qui rassemble des démocrates chrétiens). Il est membre de la commission parlementaire du développement régional et suppléant à la commission parlementaire de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Il a été élu au Parlement européen en 2004 et brigue cette année un troisième mandat.

 

M. Mikolasik, pourriez-vous dire quelle a été votre meilleure expérience ou ce que vous avez fait de mieux pendant vos cinq dernières années au Parlement ?


En qualité de médecin et d'ancien professeur adjoint dans le domaine de la bioéthique à Bratislava, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de contribuer activement à l'évolution du débat sur les questions de bioéthique au Parlement européen. J'ai assuré la co-présidence de l'Intergroupe parlementaire "Bioéthique", composé de membres appartenant à différents groupes politiques et différents pays. Chaque député européen a le devoir de s'exprimer et de voter selon sa conscience et l'état de ses connaissances. J'ai donc essayé d'apporter ma contribution, grâce à ma solide formation professionnelle dans le domaine médical, pour montrer à mes collègues et leur expliquer la complexité des questions relatives à la personne humaine, à la dignité humaine, à la vie humaine ainsi que la complexité de questions controversées en matière de recherche telles que l'amélioration de l'être humain, etc. et pour les aider à se faire une opinion afin de voter en conséquence.

 

Je suis particulièrement fier de mon travail comme rapporteur de la Directive sur la qualité et la sécurité des organes humains destinés à la transplantation. Je suis persuadé que le renforcement des normes relatives aux procédures médicales et la coopération entre les Etats membres sauveront davantage de vies chez les patients en attente d'une transplantation d'organes.

 

Pourriez-vous préciser quelle a été votre pire expérience ?


Je trouve très triste de constater que de nombreux Européens, quel que soit leur pays d'origine, ne se soucient pas de ceux qui représentent leurs opinions et leurs convictions. Ils devraient poser des questions aux candidats et ne prendre la décision de soutenir quelqu'un lors des élections qu'en fonction de ses valeurs et de ses réponses à des questions cruciales. La situation est bien pire lorsqu'il s'agit de protéger la vie humaine : il n'y a pas suffisamment d'élus pour créer une dynamique lorsqu'on vote sur des sujets aussi importants.

 

Quelle est votre interprétation ce qui constitue le cœur de votre mission dans votre rôle de député européen ?


Un membre du Parlement européen - j'en suis profondément convaincu - a un devoir de responsabilité vis-à-vis de ses électeurs et il devrait agir quotidiennement pour que les citoyens et l'ensemble de la société bénéficient d'un bien-être accru, d'un plus grand nombre d'opportunités d'emploi, de meilleures normes en matière de soins de santé, etc. Je considère mes fonctions non seulement comme une mission mais aussi comme un devoir moral et une vocation.

 

Y a-t-il une ou plusieurs personnalités politiques qui ont inspiré votre engagement en Europe ?


Les pères fondateurs de l'Union européenne ont entamé leur action politique sous l'impulsion de leur foi chrétienne. En tant que politicien - et démocrate chrétien - je suis convaincu que l'on devrait toujours se souvenir de Robert Schuman, de Konrad Adenauer, d'Alcide de Gasperi et d'autres personnalités de cette envergure et suivre leur exemple.

 

Que manque-t-il, à votre avis, au niveau de la structure organisationnelle ou des actions du Parlement européen ? Dans quel domaine est-il urgent de  procéder à des réformes ?


Le Parlement européen est un organisme élu qui est au service de 500 millions d'Européens. C'est une énorme institution qui a besoin d'améliorations sur le plan de l'organisation. Je voudrais aussi revendiquer vivement le droit de soumettre des propositions législatives en tant que député européen et de ne pas uniquement le faire après avoir reçu des propositions de la Commission et du Conseil.

 

Une interview réalisée par Johanna Touzel

COMECE

 

Version originale de l’article : anglais

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